Comme si on n’était pas là pour faire des rapports. Comme si les relations ne nous échoyaient pas et que tout fût donné !

la page de contre-façon

Contre-façon

quelques éléments de réflexion supplémentaires.

Bref rappel. Depuis le début certains prononcent no-made comme no-mède d'autres no-méïde et d'autres encore comme le nomade français. D'autre part on trouve dans les textes des références aux ready-made mais aussi au nomadisme. Il ne s'agit donc pas ici de trancher ce dualisme qui semble constitutif, mais de nous interroger sur le signe -, tiret ou trait d'union. Les tenants de la prononciation à l'américaine estiment, sans remettre en cause la référence au nomadisme, que le terme anglais signifie pas fait. Nous avons proposé une autre interprétation, le no de no-made ne serait pas une simple négation mais une négation au sens mathématique, une sorte d'anti, et avons proposé contre-façon.
Certains n'ont pas été emballés par cette proposition.

 Les critiques reçues à l'encontre de cette proposition semblent porter sur le fait que contre-façon est perçu de façon immédiate comme copie illicite. Nous allons donc ici tenter de montrer que la notion de contre-façon que nous introduisons est toute différente et très riche.
 En 1913 Marcel Duchamp créa Roue de bicyclette un objet manufacturé fixé sur un tabouret qu'il présente comme œuvre d'art, démarche qui sera ensuite popularisée par l'utilisation du vocable ready-made.
 Près d'un siècle plus tard, la construction no-made = pas fait en opposition au ready-made = tout fait ressemble à une ragouniasse réchauffée, pour le moins.
 No-made est-ce cela, présenter des œuvres pas faites, pas finies, voir ni faites ni à faire, no-made est-il un simple nihilisme, un croisement bâtard et mal digéré du ready-made, de l'art brut et de l'arte povera mâtiné de land-art ?
 Pour avoir pratiqué et passionnément observé no-made depuis maintenant quelques années, j'ai à présent la certitude qu'il ne s'agit absolument pas de ça. Il ne s'agit aucunement de ne ne pas faire ou de ne pas finir, il s'agit bien de non-faire, ou autrement dit contre-faire. Caisse à dire ?
 Si no-made n'est pas dans le faire, s'il est dans le non-faire, alors où est-il ? Où se situe le non-faire, l'ailleurs du faire, est-ce le regarder, l'interroger, l'être, le vivre ? Et no-made n'est-il pas tout cela, et en tout cela contre-fait, fait contre le faire, altération ? (attention ici encore, ne pas comme pour contre-façon lire trop vite, lire altérer comme ce qu'il dit, rendre autre, rapporter, relier à l'autre, et non dégrader, son usage fréquent). Et c'est bien dans l'autre que se trouve no-made, dans l'altération. No-made c'est l'altération et non l'objet. No-made c'est la vie et non l'objet. Dans no-made la vie c'est l'art. L'art c'est l'autre et l'autre c'est la vie.

lundi 16 novembre 2000

la vie de l'art

 À propos du billet contre-façon Denis-Gibelin écrit : ce pourrait-être un texte sur le futur catalogue, non ?
Je me dis que cela ne doit pas être très compréhensible pour qui n'a pas suivi les épisodes précédents, et que le texte devrait alors être réécrit. Mais je ne suis pas bon hagiographe. Essayons plutôt d'éclairer ce que serait cet art qui ne s'occuperait plus d'objet mais de vie.

Préambule.
 Revenons à Dumézil [1] [2], oratores, bellatores et laboratores. Au siécle des lumières les oratores (ceux qui prient) sont remplacés par les Alægatæ (ceux qui sont forts par l'intelligence) qu'ils avaient nourris en leur sein et qui ont trouvé leur autonomie au service des bellatores (ceux qui combattent). Les bellatores sont eux progressivement supplantés par les marchands, issus de l'ordre des laboratores (ceux qui travaillent). Malgré ces changements, l'ordre social n'est pas bouleversé, il conserve sa structure stable en trois ordres. Il faut attendre le XXe siècle pour qu'apparaissent des sociétés à deux ordres, les sociétés totalitaires où les ordres dominants sont confondus en un ordre unique, celui des bureaucrates. Ce système à deux ordres semble instable puisqu'il s'est effondré partout, à l'exception notable de la Chine principalement. Mais cette apparente exception n'en est pas une. À la chute de Mao Zedong, la bureaucratie chinoise est parvenue à se maintenir en ouvrant un ordre dominant à ses côtés aux marchands, ce qui avait été tenté dans l'empire soviétique sans succès. La société chinoise actuelle est donc organisée en trois ordres, la bureaucratie, les marchands et les laboratores, avec en première approximation les marchands occupant la case des Alægatæ ou oratores et la bureaucratie la case des Æxsærtægkatæ ou bellatores. Dans les sociétés occidentales dites démocratiques, la disposition est inverse, les marchands sont les bellatores et les bureaucrates les oratores.
 Nous avons vu qu'une société stable est organisée en trois ordres, nous avons aussi assisté aux chaises musicales qui voient au cours de l'histoire les deux ordres supérieurs occupés par des castes nouvelles, nous avons vu que des organisations en deux ordres ne sont pas stables. Où en sommes nous ? si nous avons échappé au mal de crane, au tournis, à la nausée et à l'éclat de rire tonitruant ou au fou rire nerveux alors, et seulement si, nous nous demandons toujours caisse.
Encore un peu de patience, nous avançons.
 Dumézil nous parlait d'ordre fonctionnel. Il y a stabilité et stabilité. Stabilité dans l'immuable et stabilité dans l'évolution. Les sociétés capables d'évolution sont des sociétés où les cases sont poreuses. Poreuses entre les deux cases dominantes, mais aussi porosité entre ces cases dominantes et la case des laboratores. Et il ne s'agit pas de porosité aux individus, mais de porosité aux castes. Une évolution majeure, qui permet donc à une société de s'adapter aux modifications fondamentales du milieu, requière l'avènement au sein des cases supérieures de castes issues des laboratores. On voit bien, que ce soit dans la société chinoise ou dans les autres sociétés marchandes que la frontière entre oratores et bellatores est plus que floue. Non seulement parce que les individus changent aisément de casquette, passant allégrement d'une case à l'autre, mais surtout parce que la fonctionnalité d'une case par rapport à l'autre n'est plus clairement définie, les oratores ayant des prérogatives de bellatores et vice versa, à tel point qu'il est difficile de dire qui est qui, mais aussi parce que les deux cases finissent par être occupées par une seule et même caste. C'est la société du spectacle où la fonction oratores n'est plus occupée par des êtres humains mais par la circulation des marchandises.

 On pourrait donc conclure ce long (mais nécessaire ?) préambule en énonçant que les sociétés marchandes actuelles ne sont que des semblants de sociétés à trois ordres, en réalité des sociétés à deux ordres, et donc instables et sans doute vouées à une chute plus ou moins rapide, parce que la fonction oratores n'y est pas identifiable.
 On pourrait tenter de dater la vacuité de la fonction oratores. Pour le fascisme rouge on le daterait aux noces sanglantes des Alægatæ et des Boratæ. Pour le fascisme brun au fordisme, et pour les démocraties marchandes à l'avènement de la télévision couleur. Est-ce bien raisonnable ?

L'art c'est la vie.
 Quelle que soit la datation, ce que l'on constate c'est que les Alægatæ (forts par l'intelligence) n'occupent plus la case oratores (que l'on pourrait redéfinir : ceux qui ont la parole). En tant que caste on pourrait situer les Alægatæ comme universitaires, aller vite à présent, constater le parcours aller retour de cette caste de Boratæ en Boratæ, supplantée par la circulation de la marchandise. On voit ici ou là l'universitaire tenter de reprendre la main, par le biais d'internet, et retrouver parole influente sur les Boratæ.
 Internet est un champ nouveau de parole où la circulation de la marchandise n'a pas encore pu imposer son hégémonie. Il est encore pour un temps ouvert aux mouvements de castes. Mais pour s'imposer dans un champ encore faut-il pouvoir l'occuper pleinement, et la question est, universitaires combien de bataillons. L'autre question est celle de la fonctionnalité, quel projet pour quelle société ? La caste universitaire se pose-t-elle la question de la circulation des marchandises, est-elle porteuse d'un projet de société ?
 La caste des plasticiens (sauf parcours individuels) n'a jamais sorti les pieds du monde des producteurs reproducteurs. Elle est aujourd'hui au cœur de la contestation de la circulation des marchandises.
 La société de demain sera-t-elle une société de questions ou une société de réponses ? La société des réponses n'est autre que la société de la circulation des marchandises, et la marchandise y est son propre orateur.

mardi 17 novembre 2000

L'utilisateur windows est un type sympathique.

BTW the other reason I have not been responding is I have that Swine Flu.
My doctor has isolated me at my house. I can tell you that this Flu is the worse.
Cheers.(?)

Depuis peu Bluefish est disponible pour les utilisateurs windows. Les utilisateurs Bluefish ont à leur disposition un système de rapport d'erreurs et une liste de diffusion qui leur permet d'obtenir de l'aide.
À la louche on peut dire que les utilisateurs windows considèrent leur ordinateur comme une machine parmi d'autres alors que l'utilisateur GNU/Linux considère sa machine comme un ensemble complexe de logiciels qui collaborent. Lorsque l'utilisateur windows rencontre une difficulté il va donc s'exprimer peu ou prou ainsi : « Ça ne marche pas. » En retour il va recevoir des question dont le but est de tenter de cerner le problème. Là notre utilisateur windows est abasourdi, voir révolté. C'est comme s'il s'adressait au service après-vente du marchand de machines à laver, ça n'essore pas, et que celui-ci lui demandait si la courroie n'est pas cassée. À quoi il répondrait je n'en sais fichtre rien, c'est votre problème, moi ce que je sais c'est que ça ne marche pas. Mais l'utilisateur windows est un brave type et souvent évite d'insulter ses interlocuteurs, et comme il ne comprend rien aux questions et pourquoi on lui pose des questions, il laisse tomber. Jusqu'au jour où il constate à nouveau que « Ça ne marche pas. » Il repose sa question, à quoi il lui est répondu qu'il avait déjà demandé la même chose, et qu'il n'avait pas répondu aux questions qui lui étaient posées. Comme c'est un type sympa il se sent un peu confus, peut-être un peu coupable, d'autant que tous ces gens qui lui répondent avec tant de questions, il sent qu'ils sont finalement sympas et très désireux de l'aider. En fait il voit qu'il s'est trompé, il n'a pas affaire à un service après-vente mais à une bande de potes, alors il leur raconte sa vie.
L'utilisateur windows est vraiment sympa. (BTW À propos pour l'heure il n'a toujours pas réussi à répondre aux questions)

Sans doute l'utilisateur W est-il un crétin décérébré, et ce n'est pas folichon. Du moins a-t-il accès ouvert à ce sombre savoir, à cette gnose infecte où quelques lueurs d'intelligence primitive lui font venir quelques questions sans doute idiotes au sujet des étranges méthodes pédagogiques ou promotionnelles de son lumineux alter ego et de ce fiat Linux dont il est si jaloux. En principe, Dieu voit tout, se dit, médusé. el

À la louche, disais-je. Alors précisons, plus de 90% des utilisateurs sont sous windows, et un petit pour cent sous GNU/Linux. Sans doute plus de 20% des utilisateurs windows sont des utilisateurs avancés et on peut, toujours à la louche, énoncer qu'il y a facilement dix fois plus de windowsiens avancés que de GNU/Linuxiens, avancés ou pas. Il suffit de voir qu'un projet phare de la communauté collaborative tel Wikipédia est porté très majoritairement par des windowsiens.
  Non, ce qui m'a fait plaisir ce matin en découvrant ce courriel c'est de voir qu'un peu d'humanité entrait dans la sphère GNU/Linux, et ce grâce aux windowsiens. Je me souviens encore des glorieux débuts où il fallait d'abord prouver qu'on avait bien lu le manuel avant de poser une question, et bien lu aussi le manuel de comment poser une question, et dire bonjour et merci d'avance et s'il vous plaît et ne pas déborder du sujet de la liste sous peine de se faire reprocher de polluer la-dite. Et encore fallait-il avoir bien lu tout l'historique de la liste pour être certain de ne pas poser une question qui y avait déjà été posée. Depuis la communauté GNU/Linux a largement mis de l'eau dans son vin. Tout n'est pas parfait, mais l'amélioration est patente.

L'utilisateur windows est un type sympathique

et le carburant de l'informatique est la sympathie.

Au début de GNU/Linux il y avait GNU et l'informatique. Aujourd'hui on ne parle pas encore de GNU/windows et pourtant…
Souvenons-nous que GNU a été inventé par un utilisateur qui en avait marre d'être obligé d'attendre plusieurs jours qu'un réparateur vienne dépanner l'imprimante qui bourrait dans sa fac, et qu'un jour il a mis les mains dans le cambouis, a modifié le logiciel de l'imprimante, alors qu'il n'en avait pas le droit, et que depuis l'imprimante de la fac fonctionne sans bourrage. Richard Stallman était un utilisateur sympa. GNU se développait, mais au bout de plusieurs années il lui manquait toujours le principal, un système d'exploitation libre capable de s'installer sur ce qu'on appelait alors un micro-ordinateur. Jusqu'au jour où quelqu'un s'est rendu compte qu'un étudiant au nom improbable vivant dans un pays tout aussi improbable (vu d'amérique) avait créé un système d'exploitation capable de s'installer dans un micro. Comme c'était du travail de fac, que ça n'avait pas été breveté, et que Linus était somme toute un mec sympa, l'affaire fut rapidement conclue et ainsi naquit Linux, le SE libre de GNU.

Mais c'était il y a longtemps, au tout début (ou presque) de l'âme humaine, et la valeur sympathie n'était pas alors considérée comme une valeur effective, mais au contraire comme un défaut, un vice de forme, exploitable par la publicité ou la propagande, mais bien incapable de servir de socle à un construction efficiente.

Et donc GNU/Linux s'est construit dans un environnement réactionnaire et en apparence sur des valeurs réactionnaires, GNU/Linux est devenu dans le langage courant Linux, Linus avec son costard cravate un homme respectable et respecté, et Richard un hippie. Depuis Linux est partout, dans votre machine à laver, votre auto, votre téléphone portable, sans que vous le sachiez. Windows ou Mac utilisent à présent une mauvaise contrefaçon de Linux. Mais.

Mais GNU même si ça se voit beaucoup moins, est lui aussi partout. Qu'est-ce qui a fait le succès de Linux face aux systèmes propriétaires si ce n'est le fait que Linux est testé par des milliers d'utilisateurs (avancés) selon le principe de GNU. Le succès de Linux, c'est celui de ses utilisateurs, avancés, soit. Comme le dit si bien el, cette gnose infecte n'est pas à portée de toutes les bourses grises.

L'informatique est faite par des informaticiens, soit. Mais les informaticiens sont des agents. L'agent peut avoir une connaissance du monde, mais cette connaissance ne peut qu'être partielle. Jadis quand on construisait un pont il fallait attendre qu'il s'écroule pour constater qu'il y avait erreur. On a ensuite construit des référentiels mathématiques pour raccourcir le temps de validation, puis des chambres de test, puis des référentiels mathématiques pour simuler les chambres de test. Le problème c'est qu'on est toujours incapable de construire un modèle mathématique de valideur, sorti d'un environnement formel, et la réalité est tout sauf formelle.

Le modèle GNU peut donc se définir ainsi : l'outil appartient à l'utilisateur. Et ce modèle se révèle fécond. Soit directement ou presque comme dans wikimedia, firefox et autres, soit de façon indirecte et presque paradoxale comme dans google, facebook, et les blogs propriétaires, mais aussi à contrario quand on voit ce modèle obliger windows à ramer pour se tenir dans le courant, ou quand on voit safari se présenter comme le meilleur navigateur du moment. Mais au-delà de l'informatique dans l'industrie et les services, le retour-client, l'expertise client est devenu le must managerial.
Ici un lecteur trop pressé ou superficiel dira rien de neuf sous le soleil, il citera les sondages ou les capacités de l'industrie à s'adapter à la demande. Il est à côté de la plaque. Dans le modèle GNU l'utilisateur n'est pas un consommateur mais un producteur et un propriétaire.

Cette page, rappelons-le est sous-titrée communisme. Il me semblait que se demander ce que pourrait être le communisme aujourd'hui pourrait commencer par se pencher sur le phénomène émergeant d'un statut d'utilisateur.

Cette page, rappelons-le est sous-titrée communisme. Il me semblait que se demander ce que pourrait être le communisme aujourd'hui pourrait commencer par se pencher sur le phénomène émergeant d'un statut d'utilisateur.

L'étape suivante serait ensuite de se demander si le statut actuel de l'artiste plasticien est un statut d'utilisateur.

Cliquer dans le cadre

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Dessiner avec canvas

Fred,
Je lis, et je tiens à signaler une erreur d'interprétation : La "gnose infecte" à quoi je fais clairement allusion, c'est tout simplement le savoir négatif du crétin en question, celui de sa propre bêtise. Ou encore le "se savoir bête", si j'ose dire en petit nègre pour éviter tout malentendu.
Je ne me permettrais pas cette injure à l'égard de la connaissance linuxienne, non parce que je n'ose pas, mais là encore très simplement parce que je ne le pense pas du tout. Et aussi parce que je ne suis pas linuxien et que je prends les choses quand même d'un peu moins haut. el

Jeudi 5/11/2009

la  parole circule la poésie est vivante

Café-Poésie S  L  A  M  !

sans distinction de style, de talent, les poètes d'un jour ou d'une vie s'approchent du micro et partagent leur poésie, chacun leur tour, pour pas plus de trois minutes et un seul poème à la fois.
Au fait, c'est quoi un poète ? C'est quoi un poème ?

Cave Romagnan
22, rue d'Angleterre à Nice
Mercredi 4 novembre à 20h01
un poème dit = un verre offert

QUASI-MODO

0:34:29 Samedi 31/10/2009 grosse discussion off avec Pascal Giovannetti

mf- De quel droit tu critiques Freud alors que tu n'as même pas fait d'analyse et que tu ne sais même pas ce que Freud a écrit, que tu n'as pas même étudié la psychanalyse […]
ff- C'est un procès en légitimité, et justement c'est ce dont nous parlons. Tu confonds le critiquer commun, jugement de valeur, et le travail de critique. Il n'est pas possible de critiquer un système de pensée depuis le système de croyance qui le contient et le produit. Critiquer une pensée c'est justement mettre à jour le système de croyance qui la sous-tend. Un système de pensée ne peut être éclairé que depuis un système de croyance différent, extérieur.
Nous ne parlions pas de Freud mais de Deleuze et Guattari, les rhizomes, pour dire que les rhizomes étaient à la frontière du système de croyance mécaniste et du système de croyance mou ou biologique. Je citais Freud pour dire qu'il était dans le système de croyance mécaniste et que Lacan se sortait du car quand par ou comment le surréalisme, la montre molle de Dali, mais que si sa pensée faisait exploser son système de croyance, et donc sa pensée, il n'avait pas pour autant pu sortir effectivement, s'extraire de son système de croyance. Nous parlions aussi de Debord, lui aussi au sein d'un système de croyance mécaniste, et lui aussi incapable de s'en extraire alors même que sa pensée explosait ce système.
La pensée est incapable de détruire la croyance, car la pensée est de l'ordre de l'individu, alors que la croyance est de l'ordre de la société.
L'individu est le produit de la société, il peut penser la société, il est incapable de se penser. Incapable de se penser, il est incapable de penser ses croyances.
La pensée est vouée à l'échec si elle se dresse face à la croyance. C'est là qu'interviennent Freud et son attirail sophiste. Freud soigne. Et ma foi ne s'en tire pas si mal.
La croyance n'est pas du domaine de la foi. La croyance n'est pas d'ordre privé.